Cet été j’ai revu 7 ans de réflexion – ah ces longues après-midi grecques – le film de Billy Wilder avec Marilyn Monroe qui contient d’ailleurs, je l’avais oublié, la scène iconique où sa robe est soulevée par le souffle d’une bouche d’aération de métro. La raison pour laquelle j’ai choisi de le regarder, c’est que le titre (The 7 Year Itch en anglais) m’a fait sourire: je commence en effet ma 7ème année à The École. Allais-je donc, moi aussi, connaître une forme de lassitude et rencontrer la tentation de l’ailleurs qu’incarne Marilyn dans le film ?
Je vous rassure — enfin, j’espère que cela vous rassure ! — il n’en est rien. J’ai même l’impression exactement inverse : celle d’un nouveau départ. Le déménagement l’an dernier au 115, les travaux au 206 cet été, le recrutement d’Emily et celui de Pauline qui viennent renforcer les équipes, constituent des étapes fondamentales de notre parcours. On peut les appréhender de manière différente : soit se dire qu’ils marquent un aboutissement, soit qu’ils annoncent au contraire le début d’une nouvelle phase. Je me situe résolument, vous l’aurez compris, dans le deuxième camp : nos réussites sont réelles et il est naturel de nous en féliciter. Ces réussites d’hier sont toutefois aussi, et peut-être surtout, les piliers sur lesquels nous bâtissons notre avenir et celui des enfants.
Cet avenir s’écrit de façon différente selon les cycles. À la maternelle, il s’agit de continuer à rendre toujours plus bienveillant, efficace et cohérent un modèle bilingue qui a fait ses preuves et plaît tant aux familles : il nous reste seulement 2 places dans tout le bâtiment – et sans doute pas pour longtemps, tandis que nous avons déjà inscrit nos premiers élèves pour 2027 ! (Coucou Catharina et Arthur !) À l’élémentaire, où les changements ces dernières années ont été les plus marquants, l’équipe s’attachera à toujours mieux répondre aux besoins de chacun en interrogeant nos pratiques, nos méthodes et la façon dont nous évaluons… Là encore, les chiffres sont exceptionnels : il nous reste en tout et pour tout 11 places du CP au CM2 – dont certaines devraient être prises prochainement. Enfin, le collège continue sa croissance (79 élèves aujourd’hui et normalement 80 d’ici quelques semaines) en s’attachant à toujours mieux prendre en compte les aspirations des familles à travers notamment un système d’électives qui offre à nos élèves de belles possibilités pour se construire des parcours plus individualisés.
Au total, ce sont donc 386* élèves qui ont fait leur rentrée mardi, parmi eux 70 nouveaux que nous sommes ravis d’accueillir et qui vont contribuer à faire vivre The École et à en faire cet endroit exceptionnel que nous aimons tous avec passion. Par comparaison, nous étions 370 en septembre 2025 ; la bonne santé de l’école se confirme donc. Pour autant, les défis sont nombreux, et j’aurais l’occasion d’en aborder certains prochainement dans ces lettres : la place de l’IA notamment suite aux injonctions du maire de New York, ou encore les résultats des tests PISA publiés cette semaine, qui montrent une baisse inquiétante des scores obtenus par les élèves, notamment dans les pays dits riches.
Ces défis — et bien d’autres sans doute, dans un contexte économique et politique qui fait que toutes les écoles ne vont pas aussi bien que la nôtre — je les aborde avec enthousiasme et confiance. Porté par une équipe remarquable qui est une source d’inspiration quotidienne, par le rire des enfants qui nous avaient manqué et qui nous donne de la force, enfin par ma joie intacte de diriger The École pour une 7e année . Pas de 7-year itch pour moi, donc, mais je le savais déjà : il n’y a de toute façon pas mieux que The École!
Shana Tova à tous ceux qui célèbrent et excellent week-end à tout le monde, au plaisir de vous croiser samedi pour notre traditionnel pique-nique.
*386 inscrits même si certains enfants n’étaient pas encore là physiquement

