Quand Philippe, Laurence et les autres membres du comité de recherche qui avait été créé dans le but de trouver le successeur de Yves Rivaud m’ont offert le poste il y a 6 ans, ils m’ont en fait proposé une double défi : faire de The École la meilleure des écoles pour les enfants bien sûr, mais aussi, et c’est une requête beaucoup plus rare, d’en faire aussi une école où les parents se sentent bien.
C’est donc dans l’optique de toujours mieux comprendre les besoins et le ressenti des familles que nous leur proposons, chaque semestre, de répondre à un questionnaire de satisfaction ; nous en faisons de même avec le staff. Je remercie ceux et celles qui prennent le temps de nous répondre – je sais trop bien que répondre à ce genre de questions n’est jamais tout en haut de la liste de nos priorités. J’en profite aussi pour remercier les parents qui assistent à mes petits déjeuners mensuels : ils me permettent eux aussi, mais de manière moins formelle, de prendre le pouls de la communauté et, si possible, d’apporter des solutions.
Un grand merci également à Christophe qui en a fait pour nous l’exégèse sur laquelle je base aujourd’hui cette lettre dans laquelle je voudrais reprendre quelques enseignements clés de cette enquête. Ces conclusions sont tirées à partir d’un échantillon de 40 parents représentant 60 enfants scolarisés en majorité dans les classes de l’élémentaire. Comme annoncé il y a quelques semaines, le niveau de satisfaction global est excellent, ce qui nous conforte dans notre travail et dans la direction que nous prenons. Dans le détail, l’item qui fait quasiment l’unanimité est “je sais ce qui se passe à l’école” (Vous vous doutez bien que je le précise à la demande expresse d’Andria qui parade dans les couloirs avec un sourire béat depuis que cette information nous est parvenue). À l’inverse, l’item qui divise le plus est : “les repas de midi sont bons” (et ils le sont pourtant, comme peuvent en témoigner les nombreux collègues qui le prennent chaque jour. D’ailleurs, pour être honnête, il obtient quand même une note de 7/10).
On ne sera pas surpris d’apprendre que la plus forte progression concerne l’amélioration des locaux. Ils constituaient une faiblesse auparavant dans ce sondage et cela nous a poussé à trouver l’espace que nous occupons aujourd’hui (au passage, j’en reparlerai, nous apporterons des améliorations à la Maternelle pendant l’été). Les familles continuent d’aimer nos professeurs, comprennent de mieux en mieux les prochaines étapes de la scolarité de leurs enfants, les after schools semblent avoir trouvé leur rythme de croisière, les sorties scolaires sont populaires, et, je suis heureux de le lire, il est facile de rencontrer d’autres familles – un item sur lequel nous nous étions fait un peu reprendre ces derniers temps et sur lequel nous avons beaucoup travaillé. Enfin, votre admiration pour Philippe et Laurence ne se dément pas et se lit sur presque tous les commentaires.
Deux petites déceptions : un sens de la communauté qui semble s’effriter légèrement, ce qui crève un peu le cœur et doit nous pousser à la réflexion; le sentiment plus marqué d’être tenu à l’écart des décisions prises par The École. Sur ce point, je ne peux pas nier qu’en tant qu’école privée et qui ne dispose pas d’un board nous n’avons pas en effet de mécanismes en place pour permettre aux familles un droit de vote. Mais je peux vous assurer que toutes les grandes décisions qui sont prises le sont toujours avec les enfants et les parents à l’esprit. Ce questionnaire en est un exemple, comme le sont mes petits-déj ou le travail qui est mené en collaboration avec la TÉPA (un grand merci à eux d’ailleurs car c’est un vrai plaisir que d’avancer ensemble avec ce bureau), les apéros, l’accueil à la porte le matin et le soir, tout ce que les parents nous disent nous intéresse et ils contribuent tous à faire de The École ce qu’elle est aujourd’hui.

