Je vous écris ce courrier ce matin depuis l’aéroport de Toronto où je me suis rendu mercredi pour assister à une conférence avec une trentaine de collègues d’autres écoles qui nous ressemblent car elles combinent comme nous deux programmes. J’ai ainsi eu le plaisir de visiter l’école de mon camarade Norman Gaudet, la Toronto French School, connue pour certaines de ses pratiques modélisantes pour des structures plus petites et aux ressources limitées.

Et je n’ai pas été déçu, la réunion a tenu toutes ses promesses. Entre échanges informels très riches et moments de réflexion autour des problématiques pédagogiques qui nous traversent (alignement vertical, articulations entre différents programmes, besoins particuliers des élèves, infrastructures, emplois du temps,…), nous avons aussi pu entendre un représentant de l’organisation du Baccalauréat International – de nombreuses écoles de notre réseau français en Amérique du Nord sont autorisés à délivrer un ou tous les programmes de l’IB du primaire au lycée. Venu exprès de Genève, M. Rémy Lamon nous a présenté les évolutions futures de ces différents programmes (il y en a 3, le PYP pour le primaire, le MYP pour le collège et le début du lycée, et le DP que nous connaissons bien puisqu’il est proposé par nos partenaires de Leman) à l’horizon 2027-2030.

Si les changements proposés ne sont pas révolutionnaires, il est important pour nous de nous tenir informés de ce qui se passe pour pouvoir toujours préparer au mieux nos élèves. Il était aussi très intéressant de comprendre les enjeux derrière ces modifications, et notamment de se rendre compte comment, dans le cas du Diploma Program, tout changement est mené avec prudence dans la cadre d’expériences pilotes en collaboration avec les universités de par le monde, car le but reste évidemment de proposer des formations qui seront reconnues et valorisées dans le supérieur pour ouvrir toujours de meilleures voies d’orientation aux étudiants.

Ces changements montrent aussi une attitude dans laquelle je reconnais The École. L’IB est en effet aujourd’hui une organisation en pleine réussite, reconnue pour son excellence et qui pourrait aisément se reposer sur des lauriers relativement fraîchement acquis. Au contraire, ils continuent de chercher des moyens de toujours mieux répondre aux attentes, ce que, à notre échelle, nous tentons également de faire.

Par exemple, les derniers résultats des tests MAP passés cet automne prouvent une nouvelle fois que nos élèves atteignent des niveaux remarquables et attestent du travail épatant et acharné fourni par les équipes pour obtenir de tels scores. Cela ne signifie nullement cependant que nous pouvons en rester là. Nous souhaitons au contraire utiliser ces résultats déjà extraordinaires comme une plateforme pour atteindre d’autres sommets. Ainsi, Sophie amorce une réflexion ambitieuse sur l’évaluation des élèves – une évaluation qui reste souvent trop normative – c’est une culture profondément ancrée dans  les écoles – quand elle devrait être davantage un outil au service de chaque enfant pour l’accompagner positivement dans sa progression. Nous continuons aussi à concevoir des parcours toujours plus personnalisés et mieux en phase avec le profil de nos élèves et de leurs parents. C’est un travail qui ne s’arrête jamais et partir à la rencontre de mes collègues comme je l’ai fait ces derniers jours à Orlando et à Toronto est une expérience vivifiante, inspirante et absolument nécessaire (même si je suis quand même bien content d’être un peu à la maison!)

Il n’y aura pas de courrier la semaine prochaine et c’est l’occasion de souhaiter à tout le monde un peu en avance un merveilleux Thanksgiving, en famille, entre amis, avec ceux que vous aimez. Profitez-bien.